Testez votre détachement/dégout du samsara
- Dharmadhatu
- Messages : 3690
- Inscription : 02 juillet 2008, 18:07
apratītya samutpanno dharmaḥ kaścin na vidyate /
yasmāt tasmād aśūnyo hi dharmaḥ kaścin na vidyate
Puisqu'il n'est rien qui ne soit dépendant,
Il n'est rien qui ne soit vide.
Ārya Nāgārjuna (Madhyamakaśhāstra; XXIV, 19).
yasmāt tasmād aśūnyo hi dharmaḥ kaścin na vidyate
Puisqu'il n'est rien qui ne soit dépendant,
Il n'est rien qui ne soit vide.
Ārya Nāgārjuna (Madhyamakaśhāstra; XXIV, 19).
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ardjopa
A Longchen, dont j'apprecie la sympathie (pourquoi je dis ça moi au fait ? )
On m'offrirait des tonnes de chocolat, le meilleur,ce serait la meilleure (ou la pire) façon de m'en dégouter, et
d'autant plus si on me forçait à en manger
Le détachement dont je parle (sous forme de test) n'est pas celui produit par une "contrainte", une restriction, une fuite, un effort non-naturel, un renoncement forcé (difficile à tenir en général et malsain tout autant que l'avidité insatiable) , mais le fruit de la pratique spirituelle, ou du détachement naturel de l'esprit (trouvant son "bien-être" ou sa satisfaction dans sa vraie nature, ou en tous cas dans des choses plus "saines" ou justes) ou à travers les aléas de la vie nous faisant faire des choix, des renoncements, des détachements, des arrets d'actions par la réalisation de leur caractère néfaste avant tout, pour soi, ou d'autres, etc;
Ceux qui pratiquent ou ont déjà pratiqué, la méditation ou toute forme de spiritualité "naturellement"' savent que le "contentement" , le "bonheur sans causes exterieures, ou la paix que l'on peut y trouver, même par intermittence, a pour effet que tous les autres objets de "plaisir" exterieurs, que l'on pouvait considérer comme "important" pour apaiser sa souffrance, en deviennent facultatifs, secondaires voire inutiles ou plus nuisibles qu'autre chose;
Que cette réalisation-détachement se fasse par la réalisation interieure (préférable à mon sens), ou par le "dégout-détachement", déception ou désillusion, envers des choses exterieurs dont on a compris enfin qu'ils nous causaient plus de souffrance qu'autre chose;
C'est de cela dont je parle avant tout
On m'offrirait des tonnes de chocolat, le meilleur,ce serait la meilleure (ou la pire) façon de m'en dégouter, et
d'autant plus si on me forçait à en manger
Le détachement dont je parle (sous forme de test) n'est pas celui produit par une "contrainte", une restriction, une fuite, un effort non-naturel, un renoncement forcé (difficile à tenir en général et malsain tout autant que l'avidité insatiable) , mais le fruit de la pratique spirituelle, ou du détachement naturel de l'esprit (trouvant son "bien-être" ou sa satisfaction dans sa vraie nature, ou en tous cas dans des choses plus "saines" ou justes) ou à travers les aléas de la vie nous faisant faire des choix, des renoncements, des détachements, des arrets d'actions par la réalisation de leur caractère néfaste avant tout, pour soi, ou d'autres, etc;
Ceux qui pratiquent ou ont déjà pratiqué, la méditation ou toute forme de spiritualité "naturellement"' savent que le "contentement" , le "bonheur sans causes exterieures, ou la paix que l'on peut y trouver, même par intermittence, a pour effet que tous les autres objets de "plaisir" exterieurs, que l'on pouvait considérer comme "important" pour apaiser sa souffrance, en deviennent facultatifs, secondaires voire inutiles ou plus nuisibles qu'autre chose;
Que cette réalisation-détachement se fasse par la réalisation interieure (préférable à mon sens), ou par le "dégout-détachement", déception ou désillusion, envers des choses exterieurs dont on a compris enfin qu'ils nous causaient plus de souffrance qu'autre chose;
C'est de cela dont je parle avant tout
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Cathrine
ted a écrit :Zut !J'ai une envie de chocolat maintenant !
Je vous fournit une occasion d'exercer votre compassion...............................Je suis allergique au chocolat,je vis un enfer.........
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Lupka
La je dis ouiardjopa a écrit : Ceux qui pratiquent ou ont déjà pratiqué, la méditation ou toute forme de spiritualité "naturellement"' savent que le "contentement" , le "bonheur sans causes exterieures, ou la paix que l'on peut y trouver, même par intermittence, a pour effet que tous les autres objets de "plaisir" exterieurs, que l'on pouvait considérer comme "important" pour apaiser sa souffrance, en deviennent facultatifs, secondaires voire inutiles ou plus nuisibles qu'autre chose;
Que cette réalisation-détachement se fasse par la réalisation interieure (préférable à mon sens), ou par le "dégout-détachement", déception ou désillusion, envers des choses exterieurs dont on a compris enfin qu'ils nous causaient plus de souffrance qu'autre chose;
C'est de cela dont je parle avant tout
- Dharmadhatu
- Messages : 3690
- Inscription : 02 juillet 2008, 18:07
Hier, avec mon pote, on s'est balladés sur le Petit Salève et on s'est assis dans l'herbe, parmi les fleurs de printemps, comme les orchidées sauvages; il faisait beau et les arbres laissaient le passage pour admirer le jet d'eau de Genève et une partie du lac où glissait un voilier à deux mats.
On peut y voir une beauté pareille à une terre pure et n'avoir aucun attachement, aucun regret en quittant ce lieu pour aller manger au resto.
Tout dépend comment on voit les choses et comment on s'en sert. Juste apprécier le moment et l'offrir à l'univers tout entier.
apratītya samutpanno dharmaḥ kaścin na vidyate /
yasmāt tasmād aśūnyo hi dharmaḥ kaścin na vidyate
Puisqu'il n'est rien qui ne soit dépendant,
Il n'est rien qui ne soit vide.
Ārya Nāgārjuna (Madhyamakaśhāstra; XXIV, 19).
yasmāt tasmād aśūnyo hi dharmaḥ kaścin na vidyate
Puisqu'il n'est rien qui ne soit dépendant,
Il n'est rien qui ne soit vide.
Ārya Nāgārjuna (Madhyamakaśhāstra; XXIV, 19).
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ted
J'ai passé une semaine de vacances autour du Lac Léman et j'ai rêvé à un moment d'habiter par la-bas.
Mais quand on lit ta description, si une envie de faire la même expérience que toi apparait, n'est ce pas déjà là une forme d'attachement ? De rejet de notre condition actuelle (non acceptation), pour la projection d'un désir : "je serais plus heureux si j'habitais par la-bas"
?
Alors, bien sur, si on y est, on peut affirmer qu'on en profite sans attachement.
On savoure l'instant présent.
Mais si on a envie d'y aller, ou si le coeur se serre quand on s'en va, l'attachement est là, non ?
Mais quand on lit ta description, si une envie de faire la même expérience que toi apparait, n'est ce pas déjà là une forme d'attachement ? De rejet de notre condition actuelle (non acceptation), pour la projection d'un désir : "je serais plus heureux si j'habitais par la-bas"
Alors, bien sur, si on y est, on peut affirmer qu'on en profite sans attachement.
Mais si on a envie d'y aller, ou si le coeur se serre quand on s'en va, l'attachement est là, non ?
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ted
Je mangeais du fromage jusqu'à il y a encore une dizaine de jours. Et grâce à Flocon, j'ai appris que la majorité des fromages contenaient de la présure animale (extrait de l'estomac des veaux). J'ai donc arrêté instantanément d'en manger. Je consommais régulièrement du camembert, du roquefort, de l'emmenthal, etc...
J'ai arrêté du jour au lendemain, sans un regret, sans une envie.
J'en ai été moi même étonné. J'aurais pensé que ça me manquerait plus que ça.
Donc, pour répondre au questionnaire d'Ardjopa, je crois que je vais modifier ma réponse :
J'ai arrêté du jour au lendemain, sans un regret, sans une envie.
J'en ai été moi même étonné. J'aurais pensé que ça me manquerait plus que ça.
Donc, pour répondre au questionnaire d'Ardjopa, je crois que je vais modifier ma réponse :
- Ce qu'on appelle "amour" (de couple), passion amoureuse : attaché
Sexe : attaché
Femmes : attaché
Désir de carrière, de "situation sociale" : attaché
Possessions matérielles : attaché
Argent : attaché
Médias, tv, internet : attaché
Distractions, cinéma, spectacle : attaché
Alcool, fumer, drogues : attaché
Chocolat, eau, céréales : attaché
Société : attaché
Fromage : détaché
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Lupka
Le désir est la base de notre volonté et notre cheminement vers l'Eveil donc il ne faut pas le rejeter dans un premier temps.


