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axiste
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SD 1.1 S 56.11/5:420-424 = Mv 1.6.16-31 @ V 1:10-12 • Dhammacakkappavattana Sutta Mv 1.6.32-37 (V 1:12 f) • *Pañcavaggiya Pabbajjā


The 4 noble truths171

5 [Mv 1.6.19] (i) Now this, bhikshus, is the noble truth [reality] that is suffering:172

(1) birth.............is suffering;173
jāti pi dukkhā
(2) decay 174........is suffering;
jarā pi dukkhā
(3) disease...........is suffering;175
vyādhi pi dukkhā
(4) death.............is suffering;
maraṇam pi dukkhaṁ
- grief, lamentation, physical pain, mental pain and despair]...........are suffering;176
⇢ [soka,parideva,dukkha,domanass’-upāyāsā pi dukkhā]
(5) to be with the unpleasant 177.....is suffering;
appitehi sanpayogo dukkho
(6) to be without the pleasant 178...is suffering;
piyehi vippayogo dukkho
(7) not to get what one desires......est souffrance;
yam p’icchaṁ na labhati tam pi dukkhaṁ
(8) in short, the 5 aggregates of clinging 179......sont souffrance;
saṅkhittena pañc’upādāna-k,khandhā pi dukkhā

Les 4 nobles vérités 171

5 [Mv 1.6.19] (i) Maintenant ceci, bhikkhus, est la noble vérité [réalité] de la souffrance:172

(1) la naissance.............est souffrance;173
jāti pi dukkhā

(2) le déclin 174........est souffrance;
jarā pi dukkhā

(3) la maladie...........est souffrance;175
vyādhi pi dukkhā

(4) la mort.............est souffrance;
maraṇam pi dukkhaṁ

-les chagrins,
-lamentations,
-douleurs physiques et mentales
-désespoir.........sont souffrance;176
⇢ [soka,parideva,dukkha,domanass’-upāyāsā pi dukkhā]

(5) être en présence de ce qui est désagréable 177.....est souffrance;
appitehi sanpayogo dukkho

(6) ne pas être en présence de ce qui est agréable 178...est souffrance;
piyehi vippayogo dukkho

(7) ne pas obtenir ce que l’on souhaite......est souffrance;
yam p’icchaṁ na labhati tam pi dukkhaṁ

(8) en résumé, les 5 agrégats d’appropriation 179......sont souffrance;
saṅkhittena pañc’upādāna-k,khandhā pi dukkhā

6 [Mv 1.6.20] (ii) Voici, bhikkhus, la Noble vérité [réalité] de l’apparition de la souffrance 180 c’est le désir ardent qui mène à une nouvelle existence [renaissance], accompagné du plaisir et de la soif, cherchant le plaisir ici et là; ce qui veut dire,181
(1) le désir ardent pour les plaisirs sensuels,
(2) le désir ardent pour l’existence,
(3) le désir ardent pour la non-existence [pour l’extinction].

....................
Notes
....................
171 On a notion that the 4 truths might originally not have been part of this Sutta, see Bronkhorst 1993: 106-111.
172 On the list of sufferings, see (4.1).
173 In the early after-centuries, commentators tend to interpret jāti as gestation or as the process of being born it, but it is clear from the early texts that it generally refers to rebirth itself. See (4.2).
174 Jarā, incl old age, aging.
175 Vyādhi pi dukkhā: Only in the Vinaya & Saṁyutta versions; not mentioned in Comys. Vism Comy: “Disease is omitted here [eg D 22,18/2:305; S 56.11,5/5:421, etc] because no individual is meant, and there are persons in whom disease does not arise at all, such as the venerable Bakkula [M 124]. Otherwise, it may be taken as included in suffering itself. For, in the ultimate sense, disease is bodily pain conditioned by the imbalance of the elements” (Vism- AṬ 527). This is a common characteristic in later literature: see M Hara, 1977 &1980.
176 Found in Ee Se (esp in daily chant) and other MSS but not in Be and Ce. This addition is prob late, as it is not found in the Chinese versions. The Chinese often speak of the “eight sufferings” (bākǔ), which refers to the 8 as numbered above.
177 “The unpleasant,” appiya, also tr “what one loves not.”
178 “The loved,” piya, also tr “what one loves.”
179 Pañc'Upādāna-k,khandhā , viz, form, feeling, perception, formations and consciousness (S 3:47; Vbh 1). What is briefly mentioned here is elaborated in the second discourse, Anatta,lakkhaṇa S (S 22.59), SD 1.2.
180 On the translation of this term, see (4.3).
181 Comy to Bhāra S (S 22.22), SD 17.14: “Seeking delight here and there” (tatra,tatrâbhinandinī) means having the habit of seeking delight in the place of rebirth or among the various objects, such as forms. “Craving for sense- pleasures” (kāma,Taṇhā) means lust for the 5 cords of sense-pleasures. Lust for form-sphere existence or formless- sphere existence, attachment to dhyana, and lust accompanied by the eternalist view: this is called “craving for existence” (bhava,Taṇhā). Lust accompanied by the annihilationist view is “craving for annihilation [extermination]” (vibhava,Taṇhā). (SA 2:264). Bodhi: “This explanation of the last two kinds of craving seems to me too narrow. More likely, craving for existence should be understood as the principal desire to continue in existence (whether supported by a view or not), craving for extermination as the desire for a complete end to existence, based on an underlying assumption (not necessarily formulated as a view) that such extermination brings an end to a real ‘I’.” (S:B 1052 n38). There is actually a simpler explanation: they are also unconscious cravings; hence, we are unlikely to even know that we have such views; see SD 49.2 (3.2.2.3). On craving for sensual pleasures, see Kāma-c,chanda, SD 32.2.
171 Sur la notion que les 4 vérités pourraient à l’origine ne pas faire partie de ce Sutta, voir Bronkhorst 1993: 106-111.
172 A propos de la liste des souffrances, voir (4.1).
173 Au début des siècles suivants, les commentateurs tendent à interpréter jāti comme la gestation ou le processus de la naissance, mais à partir des textes anciens il est clair qu’il s’agit en général d’une référence à la renaissance elle même. Voir (4.2).
174 Jarā, inclut le vieil âge, le vieillissement.
175 Vyādhi pi dukkhā: seulement dans les versions du Vinaya & Saṁyutta ; non mentionné dans Comys. Vism Comy: “Disease is omitted here » i.e. la maladie est omise ici [eg D 22,18/2:305; S 56.11,5/5:421, etc] parce qu’on ne parle pas d’individu, et il y a des personnes chez lesquelles la maladie n’apparaît pas du tout, tel le vénérable Bakkula [M 124]. Autrement, elle peut être considérée comme incluse dans la souffrance elle même, puisque, au sens ultime, « la maladie est une souffrance corporelle conditionnée par le déséquilibre des éléments » (Vism- AṬ 527). C’est une caractéristique commune dans la littérature plus tardive: Voir M Hara, 1977 &1980.
176 Trouvé dans Ee Se (spécialement dans les chants quotidiens) et autres MSS Mais pas dans Be and Ce. Cet ajout est probablement tardif, puisqu’on ne le trouve pas dans les versions chinoises. Les chinois parlent souvent des “huit souffrances” (bākǔ), ceci se réfère au 8 énumérées ci dessus.
177 “Le désagréable ,” appiya, traduit aussi “ce que l’on n’aime pas.”
178 “L’aimé,” piya, aussi traduit par “ce que l’on aime.”
179 Pañc'Upādāna-k,khandhā , viz = à savoir ?, forme, sensations, perception, formations et conscience (S 3:47; Vbh 1). Ce qui est mentionné brièvement ici est développé dans le second discours, Anatta,lakkhaṇa S (S 22.59), SD 1.2.
180 À propos de la traduction de ce terme, voir (4.3).
181 Comy à Bhāra S (S 22.22), SD 17.14: “cherchant le plaisir ici et là ” (tatra,tatrâbhinandinī) veut dire avoir l’habitude de chercher le plaisir dans la renaissance ou parmi divers objets, comme dans les formes. “désir ardent pour les plaisirs sensuels” (kāma,Taṇhā) signifie soif pour les 5 liens des Plaisirs sensuels. Soif envers la sphère d’existence des formes ou envers la sphère d’existence du sans forme, attachement à dhyana, et soif accompagnée d’une vue éternaliste, ce qui est appelé “désir ardent envers l’existence” (bhava,Taṇhā). La soif accompagnée d’une vue annihilationniste est “le désir ardent envers l’annihilation [l’extermination]” (vibhava,Taṇhā). (SA 2:264). Bodhi: “Cette explication des deux dernières sortes de désir ardent me semble en ce qui me concerne un peu étroite. Plus vraisemblablement, le désir ardent envers l’existence devrait être compris comme le principal désir de continuer l’existence (qu’il soit soutenu par une vue ou non), le désir envers l’extermination comme le désir d’une fin complète de l’existence , basée sur l’assomption sous-jacente (pas nécessairement formulée comme une vue) qu’une telle extermination apporte une fin à un réel« je.” (S:B 1052 n38). Il y a en réalité une plus simple explication: il y a aussi des désirs ardents inconscients; par conséquent, il est peu probable que nous puissions même savoir que nous avons de telles vues; voir SD 49.2 (3.2.2.3). A propos du désir ardent pour les plaisirs des sens, voir Kāma-c,chanda, SD 32.2.
Cinq clefs pour la parole correcte :
- dire au bon moment, prononcer en vérité, de façon affectueuse, bénéfique et dans un esprit de bonne volonté."
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S 5.12.2.1 Saṁyutta 5, Mahā Vagga 12, Sacca Saṁyutta 2, Dhammacakkappavattana Vagga 1

7 [Mv 1.6.21] (iii) Now this, bhikshus, is the noble truth [reality] that is the ending of suffering:182 it is the utter fading away and ending of that very craving, giving it up, letting it go, being free from it, being detached from it.183

8 [Mv 1.6.22] (iv) Now this, bhikshus, is the noble truth [reality] that is the path leading to the ending of suffering: [422] it is this very noble eightfold path, that is to say, right view, right thought, right speech, right action, right livelihood, right effort, right mindfulness, right concentration.
7 [Mv 1.6.21] (iii) Voici, bhikkhus, la noble vérité [réalité] de la cessation de la souffrance: 182 c’est l’anéantissement total et la fin de ce désir ardent, l’abandonnant, le laissant partir, s’en libérant, s’en détachant. 183

8 [Mv 1.6.22] (iv) Voici, bhikkhus, la noble vérité [réalité] du sentier conduisant à la cessation de la souffrance : [422] c’est ce très noble sentier octuple, c’est à dire, la vue juste, la pensée juste, la parole juste, l'action juste, les moyens d’existence justes, l’effort juste, l’attention juste, la concentration juste.[/quote]
The 3 phases and 12 aspects 184

9 (1) THAT WHICH SHOULD BE UNDERSTOOD [Mv 1.6.23]

(a) ‘This is the noble truth that is suffering’—thus, bhikshus, regarding what was unheard before,185 there arose in me vision [the eye], there arose knowledge, there arose wisdom, there arose insight, there arose light.186

(b) ‘This noble truth that is suffering 187 is to be fully understood’—thus, bhikshus, regarding what was unheard before, there arose in me vision, there arose knowledge, there arose wisdom, there arose insight, there arose light.

(c) ‘This noble truth that is suffering has been fully understood’—thus, bhikshus, regarding what was unheard before, there arose in me vision, there arose knowledge, there arose wisdom, there arose insight, there arose light.

Les 3 phases et les 12 aspects 184

9 (1) CE QUI DEVRAIT ETRE COMPRIS [Mv 1.6.23]

(a) ‘Ceci est la noble vérité de la souffrance’—ainsi, bhikkhus, sachant que l’on n’avait jamais entendu cela auparavant,185 là s’éleva en moi la vision [l’oeil], là s’éleva la connaissance, là s'éleva la sagesse, là s’éleva la compréhension profonde, là s’éleva la lumière.186

(b) ‘Cette noble vérité de la souffrance 187 est à comprendre absolument.’—ainsi, bhikkhus, sachant que l’on n’avait jamais entendu cela auparavant, là s’éleva en moi la vision, là s’éleva la connaissance, là s'éleva la sagesse, là s’éleva la compréhension profonde, là s’éleva la lumière.

(c) ‘Cette noble vérité de la souffrance a été totalement comprise’—ainsi, bhikkhus, sachant que l’on n’avait jamais entendu cela auparavant, là s’éleva en moi la vision, là s’éleva la connaissance, là s'éleva la sagesse, là s’éleva la compréhension profonde, là s’éleva la lumière.
10 [Mv 1.6.24] (2) THAT WHICH SHOULD BE ABANDONED

(a) ‘This is the noble truth that is the arising of suffering’—thus, bhikshus, regarding what was unheard before, there arose in me vision, there arose knowledge, there arose wisdom, there arose insight, there arose light.

(b) ‘This noble truth that is the arising of suffering 188 should be abandoned’—thus, bhikshus, regarding what was unheard before, there arose in me vision, there arose knowledge, there arose wisdom, there arose insight, there arose light.

(c) ‘This noble truth that is the arising of suffering has been abandonne’—thus, bhikshus, regarding what was unheard before, there arose in me vision, there arose knowledge, there arose wisdom, there arose insight, there arose light.
10 [Mv 1.6.24] (2) CE QUI DEVRAIT ÊTRE ABANDONNÉ

(a) ‘Ceci est la noble vérité de l’apparition de la souffrance’—ainsi, bhikkhus, sachant que l’on n’avait jamais entendu cela auparavant, là s’éleva en moi la vision, là s’éleva la connaissance, là s'éleva la sagesse, là s’éleva la compréhension profonde, là s’éleva la lumière.

(b) ‘Cette noble vérité that de l’apparition de la souffrance 188 devrait être abandonnée ’—ainsi, bhikkhus, sachant que l’on n’avait jamais entendu cela auparavant, là s’éleva en moi la vision, là s’éleva la connaissance, là s'éleva la sagesse, là s’éleva la compréhension profonde, là s’éleva la lumière.

(c) ‘ Cette noble vérité de l’apparition de la souffrance a été abandonnée’—ainsi, bhikkhus, sachant que l’on n’avait jamais entendu cela auparavant, là s’éleva en moi la vision, là s’éleva la connaissance, là s'éleva la sagesse, là s’éleva la compréhension profonde, là s’éleva la lumière.
11 [Mv 1.6.25] (3) THAT WHICH SHOULD BE REALIZED

(a) « This is the noble truth that is the ending of suffering »—thus, bhikshus, regarding what was unheard before,189 there arose in me vision, there arose knowledge, there arose wisdom, there arose insight, there arose light.

(b) « This noble truth that is the ending of suffering should be realized » 190—thus, bhikshus, regarding what was unheard before, there arose in me vision, there rose knowledge, there arose wisdom, there arose insight, there arose light.
11 [Mv 1.6.25] (3) CE QUI DEVRAIT ÊTRE RÉALISÉ

(a) « Ceci est la noble vérité de la cessation de la souffrance »—ainsi, bhikkhus, sachant que l’on n’avait jamais entendu cela auparavant 189, là s’éleva en moi la vision, là s’éleva la connaissance, là s'éleva la sagesse, là s’éleva la compréhension profonde, là s’éleva la lumière.

(b) « Cette noble vérité de la cessation de la souffrance devrait être réalisée » 190—ainsi, bhikkhus, sachant que l’on n’avait jamais entendu cela auparavant, là s’éleva en moi la vision, là s’éleva la connaissance, là s'éleva la sagesse, là s’éleva la compréhension profonde, là s’éleva la lumière.

...........................
Notes
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182 On the tr of this term, see (4.3).
183 Yo tassā,y’eva [or tassa-y-eva] taṇhāya asesa,virāga,nirodho cāgo paṭinissaggo mutti anālayo.
184 The 3 phases (ti,parivaṭṭa): see (6.2) above.
185 “Things unheard before,” ananussutesu dhammesu. Apparently, this statement on “things unheard before”refers to the fact that the liberating Dharma has been forgotten in India up to the Buddha’s time. On ananussutesu, see Dhamma,cakka Pavattana S (S 56.11,9a) n, SD 1.1.
186 Idaṁ dukkhaṁ ariya,saccan ti me bhikkhave pubbe ananussutesu dhammesu cakkhuṁ udapādi ñāṇaṁ udapādi paññā udapādi vijjā udapādi āloko udapādi. The five key Pali terms are cakkhu, ñāṇa, paññā, vijjāi, and āloka, all synonyms of librating knowledge. Vijjā is derived from vindati, “to know,” but Comy glosses it as paṭivedha, “penetration,” as though it derived from vijjhati, “to pierce,” acknowledge its sense here as a kind of liberating knowledge. (SA 2:22). As at Mahā’padāna S (D 14,2/19.2), SD 49.8a.
187 It is the suffering rather than the “truth” that is to be understood (pariññeyya). See Norman 1982:377-391.
188 It is the arising rather than the “truth” that is to be abandoned (pahātabba). See Norman id.
189 “Things unheard before,” ananussutesu dhammesu. Apparently, this statement on “things unheard before” refers to the fact that the liberating Dharma has been forgotten in India up to the Buddha’s time. On ananussutesu, see Dhamma,cakka Pavattana S (S 56.11,9a) n, SD 1.1.

182 Au sujet de la traduction de ce terme, voir (4.3).
183 Yo tassā,y’eva [or tassa-y-eva] taṇhāya asesa,virāga,nirodho cāgo paṭinissaggo mutti anālayo.
184 Les 3 phases (ti,parivaṭṭa): voir (6.2) above.
185 “Les choses jamais entendues auparavant ,” ananussutesu dhammesu. Apparemment, cette déclaration au sujet des “choses jamais entendues auparavant”fait allusion au fait que le Dharma libérateur a été oublié en Inde jusqu’au temps du Bouddha. Sur ananussutesu, voir Dhamma,cakka Pavattana S (S 56.11,9a) n, SD 1.1.
186 Idaṁ dukkhaṁ ariya,saccan ti me bhikkhave pubbe ananussutesu dhammesu cakkhuṁ udapādi ñāṇaṁ udapādi paññā udapādi vijjā udapādi āloko udapādi. Les 5 termes clés pali sont cakkhu, ñāṇa, paññā, vijjāi, et āloka, tous synonymes de connaissance libératrice. Vijjā est dérivé de vindati, “connaître ,” mais Comy l’enjolive en le traduisant comme paṭivedha, “pénétration,” comme s’il dérivait de vijjhati, “percer,” il reconnaît son sens ici comme une sorte de savoir libérateur (SA 2:22). Comme pour Mahā’padāna S (D 14,2/19.2), SD 49.8a.
187 C’est la souffrance plutot que la “vérité ” qui doit être comprise (pariññeyya). Voir Norman 1982:377-391.
188 C’est l’apparition plutôt que la vérité qui doit être abandonnée (pahātabba). Voir Norman id.
189 “Les choses jamais entendues auparavant,” ananussutesu dhammesu. apparemment, cette déclaration à propos des “choses jamais entendues auparavant” se réfère au fait que le Dharma libérateur a été oublié en Inde jusqu’au temps du Bouddha. Sur ananussutesu, voir Dhamma,cakka Pavattana S (S 56.11,9a) n, SD 1.1.
Cinq clefs pour la parole correcte :
- dire au bon moment, prononcer en vérité, de façon affectueuse, bénéfique et dans un esprit de bonne volonté."
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SD 1.1 S 56.11/5:420-424 = Mv 1.6.16-31 @ V 1:10-12 • Dhammacakkappavattana Sutta Mv 1.6.32-37 (V 1:12 f) • *Pañcavaggiya Pabbajjā

(c) ‘This noble truth that is the ending of suffering has been realized’—thus, bhikshus, regarding what was unheard before, there arose in me vision, there arose knowledge, there arose wisdom, there arose insight, there arose light.
‘Cette noble vérité de la cessation de la souffrance a été réalisée’—ainsi, bhikkhus, sachant que l’on n’avait jamais entendu cela auparavant, là s’éleva en moi la vision, là s’éleva la connaissance, là s'éleva la sagesse, là s’éleva la compréhension profonde, là s’éleva la lumière.
12 [Mv 1.6.26] (4) THAT WHICH SHOULD BE CULTIVATED

(a) ‘This is the noble truth that is the path 191 leading to the ending of suffering’—thus, bhikshus, regarding what was unheard before, there arose in me vision, there arose knowledge, there arose wisdom, there arose insight, there arose light.

(b) ‘This noble truth that is the path leading to the ending of suffering should be cultivated’—thus, bhikshus, regarding what was unheard before, there arose in me vision, there arose knowledge, there arose wisdom, there arose insight, there arose light.

(c) ‘This noble truth that is the path leading to the ending of suffering has been cultivated’—thus, bhik shus, regarding what was unheard before, there arose in me vision, there arose knowledge, there arose wisdom, there arose insight, there arose light.
12 [Mv 1.6.26] (4) THAT WHICH SHOULD BE CULTIVATED

(a) ‘Ceci est la noble vérité du sentier 191 conduisant à la fin de la souffrance’—ainsi, bhikkhus, sachant que l’on n’avait jamais entendu cela auparavant, là s’éleva en moi la vision, là s’éleva la connaissance, là s'éleva la sagesse, là s’éleva la compréhension profonde, là s’éleva la lumière.

(b) ‘Cette noble vérité du sentier conduisant à la fin de la souffrance devrait être cultivée ’—ainsi, bhikkhus, sachant que l’on n’avait jamais entendu cela auparavant, là s’éleva en moi la vision, là s’éleva la connaissance, là s'éleva la sagesse, là s’éleva la compréhension profonde, là s’éleva la lumière.

(c) ‘Cette noble vérité conduisant à la fin de la souffrance a été cultivée’—ainsi, bhikkhus, sachant que l’on n’avait jamais entendu cela auparavant, là s’éleva en moi la vision, là s’éleva la connaissance, là s'éleva la sagesse, là s’éleva la compréhension profonde, là s’éleva la lumière.
The supreme awakening

13 [Mv 1.6.27] So long, bhikshus, as my knowledge and vision of these 4 noble truths as they really are in their 3 phases and 12 aspects were not thoroughly purified in this way, [423] I did not claim to have awakened to the incomparable full awakening in this world with its gods, its Māra and its Brahmā, this generation with its recluses and brahmins, its rulers 192 and people.

14 [Mv 1.6.28] But when my knowledge and vision of these 4 noble truths as they really are in their 3 phases and 12 aspects are thoroughly purified in this way, then I claim to have awakened to the incomparable full awakening in this world.
14.2 [Mv 1.6.29] The knowledge and vision arose in me:
‘Unshakable is my freedom of mind. This is my last birth. Now there is no more rebirth (for me)!’”193

15 The Blessed One said this. The monks joyfully approved of the Blessed One’s word.
L'éveil suprême

13 [Mv 1.6.27] Moines, tant que ma connaissance et vision des 4 vérités, telles qu’elles sont réellement avec leur 3 formes et 12 aspects, ne m’apparurent pas de cette façon clarifiées et limpides, [423] je ne proclamais pas avoir atteint l’état inégalé de suprême éveil en ce monde avec ses dieux, son Māra et son Brahmā, tous ses ascètes et prêtres, ses souverains 192 et peuples.

Ou alors bien mieux, comme dans la traduction déjà existante...(mais c’était intéressant de tenter de traduire...):

Moines, tant que cette révélation et cette connaissance des 4 nobles vérités sous leurs 3 formes et dans leurs douze aspects ne fut pas clarifiée en moi et dans toute sa pureté [423], je n’ai pas proclamé avoir atteint l’Eveil par moi même, m’etre éveillé à la suprême connaissance inégalée en ce monde avec ses dieux, ses Māra et ses Brahmā, ses ascètes et ses prêtres, ses souverains 192 et ses peuples.

14 [Mv 1.6.28]

Cependant, moines, lorsque cette compréhension et cette connaissance des quatre nobles vérités — sous leurs trois formes et dans leurs douze aspects — fut clarifiée en moi dans toute sa pureté, j’ai proclamé avoir atteint l’Eveil par moi-même, m’être éveillé à la suprême connaissance inégalée en ce monde.

14.2 [Mv 1.6.29] Et une certitude profonde a jailli en moi: « cette libération est inébranlable. Cette vie est la dernière. Il n’y aura pas de renaissances.»193

15 Ainsi parla le Bouddha. Les 5 moines, heureux, se réjouirent de ses paroles.
Kondañña

16 And while this discourse [explanation] was being given,194 there arose in the venerable Kondañña the dust-free, stainless Dharma eye,195 thus: “Whatever is of the nature to arise is also of the nature to cease.”196
16 tandis que ces paroles étaient prononcées,194 l’oeil pur et immaculé du Dhamma s’ouvrit pour le vénérable Kondañña.195 Il vit: “tout ce qui est sujet à apparaître est naturellement sujet à disparaître.”196
.....................
Notes
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190 It is the ending rather than the “truth” that is to be realized (sacchikātabba). See Norman id. See Intro (6.2.2).
191 It is the path that is to be cultivated (“walked”) rather than the “truth.” See Norman ib.
192 Deva, here in the sense of “devas by convention” (Sammati,deva), ie kings. The other 2 types of deva are “gods by rebirth” (upapatti,deva) and “gods by purification” (visuddhi,deva), ie, the Buddhas, pratyeka-buddhas and arhats. (Nc 307; KhA 123)
193 Akuppā me ceto,vimutti. Ayaṁ antimā jāti, n’atthi dāni ounabbhavo’ti. See SD 4.25 (2.3-2.4).
194 Imasmiñ ca pana veyyākaraṇasmiṁ bhaññamāne. As tt, veyyākarana means “the expositions, ie, elaboration of brief teachings of the Buddha,” such as Bhadd’eka,ratta S (M 131), SD 8.9. But at this very early stage in the Bud- dha’s ministry, it is clearly non-technical, and mean simply, “discourse” or “explanation.” On the 9 limbs of the Teacher’s teaching, see SD 30.1 (4).
195Dharma-eye,” dhamma,cakkhu. The opening of the Dharma-eye refers to the perception of the law of change, denoting the attainment of streamwinning, thus putting us irrevocably on the path of awakening. It is, as such, spiritually superior to the divine eye (dibba,cakkhu) (D 2,95/1:82), which is an advanced form of clairvoyance, but it is inferior to the wisdom eye (paññā,cakkhu) which is the wisdom of the arhat. Cúla Niddesa mentions 5 kinds of eyes: (1) the physical eye (maṁsa,cakkhu); (2) the divine eye (dibba,cakkhu); (3) the wisdom eye (paññā,cakkhu) of the arhats; (4) the buddha eye (Buddha-cakkhu); and (5) the universal eye (samanta,cakkhu), the omniscience of the Buddhas (Nc 235; It 2.2/52): see Kaṇṇaka-t,thala S (M 90/2:125-133), SD 10.8 (2) & Sandaka S (M 76), SD 35.7.
196 Yaṁ kiñci samudaya.dhammaṁ sabban taṁ nirodha,dhamman ti. §16 connects directly into §20, and makes good sense even without §§17-18, which were prob interpolated later.
190 C’est la cessation plutôt que la “vérité” qui doit être réalisée.(sacchikātabba). Voir Norman id. Voir Intro (6.2.2).
191 C’est le sentier qui doit être cultivé (« parcouru ») plutot que la “vérité .” Voir Norman ib.
192 Deva, ici c’est le sens « de deva par convention » (Sammati,deva), ie les Rois. Les deux autres types de deva sont « les dieux, devenus dieux par leur renaissance » (upapatti,deva) et “les dieux devenus dieux par purification” (visuddhi,deva), ie, le Bouddhas, pratyeka-bouddhas et les arahants. (Nc 307; KhA 123)
193 Akuppā me ceto,vimutti. Ayaṁ antimā jāti, n’atthi dāni ounabbhavo’ti. Voir SD 4.25 (2.3-2.4).
194 Imasmiñ ca pana veyyākaraṇasmiṁ bhaññamāne.Ici, veyyākarana signifie “l’exposé, i.e., l’élaboration d’un bref enseignement du Bouddha,” comme le Bhadd’eka,ratta S (M 131), SD 8.9. Mais en ce tout début du ministère du Bouddha, ceci est clairement un langage courant, et signifie simplement, « discours » ou “explication.” À propos des 9 étapes des enseignements de l’Enseignant, voir SD 30.1 (4).
195L’oeil du Dharmadhamma,cakkhu. L’ouverture de l’oeil du Dharma fait allusion à la perception de la loi du changement, ce qui atteste l’entrée dans le courant, ce qui nous pousse irrémédiablement sur le sentier de l'éveil. Ceci est, à ce titre , spirituellement supérieur à l’oeil divin (dibba,cakkhu) (D 2,95/1:82), lequel est une forme avancée de clairvoyance, mais inférieur a l’oeil de la sagesse (paññā,cakkhu) lequel est la sagesse de l’arahant. Cúla Niddesa mentionne 5 types d’oeil: (1) l’oeil physique (maṁsa,cakkhu); (2) l’oeil divin (dibba,cakkhu); (3) l’oeil de sagesse (paññā,cakkhu) des arahants; (4) l’oeil du Bouddha (Buddha-cakkhu); et (5) l’oeil universel (samanta,cakkhu), l’omniscience des Bouddhas (Nc 235; It 2.2/52): voir Kaṇṇaka-t,thala S (M 90/2:125-133), SD 10.8 (2) & Sandaka S (M 76), SD 35.7.
196Yaṁ kiñci samudaya.dhammaṁ sabban taṁ nirodha,dhamman ti. §16 est en relation directe avec le §20, et prend son meilleur sens même sans les §§17-18, lesquels ont probablement été intercalés plus tard.
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...............p33(59)..........................

S 5.12.2.1 Saṁyutta 5, Mahā Vagga 12, Sacca Saṁyutta 2, Dhammacakkappavattana Vagga 1

The heavens exult

197 17 [Mv 1.6.30] And when the wheel of truth [dharmacakra] had been set in motion by the Blessed One, the earth-bound devas let their voice be heard, thus:198
“In the Deer Grove at Isipatana near Bénarès, the Blessed One has set in motion the unsurpassed wheel of truth that cannot be stopped 199 by any recluse or brahmin or deva or Māra or Brahmā or by any- one in the world.”
Les cieux exultent

197 17 [Mv 1.6.30] Et lorsque la roue de la vérité [dharmacakra] eut été mise en mouvement par le Bienheureux, les deva de la terre laissèrent entendre ainsi leur voix:198
“Dans le parc des daims à Isipatana près de Bénarès, le Bienheureux a mis en mouvement l’insurpassable roue de la vérité qui ne peut être arrêtée 199 par aucun ascète ou brahmane, ou dieu, Māra, Brahmā, ni par aucune autre personne dans le monde.
18 Having heard the cry of the earth-bound devas, the devas of the 4 Great Kings let their voice be heard, thus:
“In the Deer Grove at Isipatana near Bénarès, the Blessed One has set in motion the unsurpassed wheel of truth that cannot be stopped by any recluse or brahmin or deva or Māra or Brahmā or by anyone in the world.”

18.2 Having heard the cry of the 4 Great Kings, the devas of the 33 let their voice be heard, thus:
“In the Deer Grove at Isipatana near Benares, the Blessed One has set in motion the unsurpassed wheel of truth that cannot be stopped by any recluse or brahmin or deva or Māra or Brahmā or by anyone in the world.”
18 Ayant entendu le cri des deva de la terre, les deva des 4 grands Rois firent entendre leur voix, ainsi:
“Dans le Parc des daims à Isipatana près de Bénarès, le Bienheureux a mis en mouvement l’insurpassable roue de la vérité qui ne peut être arrêtée par aucun ascète ou brahmane ou dieu, Māra, Brahmā, ni par aucune autre personne dans le monde.

18.2 Ayant entendu le cri des 4 grands Rois, les deva des 33 firent entendre leur voix, ainsi:
« Dans le Parc des daims à Isipatana près de Bénarès, le Bienheureux a mis en mouvement l’insurpassable roue de la vérité qui ne peut être arrêtée par aucun ascète ou brahmane ou dieu, Māra, Brahmā, ni par aucune autre personne dans le monde. »
18.3 Having heard the cry of the devas of realm of the Thirty-three, the Yāma devas let their voice be heard, thus:
“In the Deer Grove at Isipatana near Benares, the Blessed One has set in motion the unsurpassed wheel of truth that cannot be stopped by any recluse or brahmin or deva or Māra or Brahmā or by anyone in the world.”

18.4 Having heard the cry of the Yāma devas, the Tusita [Contented] devas let their voice be heard, thus:
“In the Deer Grove at Isipatana near Benares, the Blessed One has set in motion the unsurpassed wheel of truth that cannot be stopped by any recluse or brahmin or deva or Māra or Brahmā or by anyone in the world.”
18.3 Ayant entendu le cri des deva du royaume des trente trois, les Yāma deva firent entendre leur voix, ainsi:
« Dans le Parc des daims à Isipatana près de Bénarès, le Bienheureux a mis en mouvement l’insurpassable roue de la vérité qui ne peut être arrêtée par aucun ascète ou brahmane ou dieu, Māra, Brahmā, ni par aucune autre personne dans le monde. »

18.4 Ayant entendu le cri des Yāma deva, les Deva Tusita [satisfaits] firent entendre leur voix, ainsi:
« Dans le Parc des daims à Isipatana près de Bénarès, le Bienheureux a mis en mouvement l’insurpassable roue de la vérité qui ne peut être arrêtée par aucun ascète ou brahmane ou dieu, Māra, Brahmā, ni par aucune autre personne ,dans le monde. »
18.5 Having heard the cry of the Tusita devas, the Nimmāṇa,rati devas [who delight in creating] let their voice be heard, thus:
“In the Deer Grove at Isipatana near Benares, the Blessed One has set in motion the unsurpassed wheel of truth that cannot be stopped by any recluse or brahmin or deva or Māra or Brahmā or by anyone in the world.”

18.6 Having heard the cry of the Nimmāṇa,rati devas, the Para,nimmita,vasavatti devas [who delight in the creation of others] let their voice be heard, thus:
“In the Deer Grove at Isipatana near Benares, the Blessed One has set in motion the unsurpassed wheel of truth that cannot be stopped by any recluse or brahmin or deva or Māra or Brahmā or by anyone in the world.”
18.5 Ayant entendu le cri des deva Tusita, les deva Nimmāṇa,rati [qui se réjouissent a créer ] firent entendre leur voix, ainsi:
« Dans le Parc des daims à Isipatana près de Bénarès, le Bienheureux a mis en mouvement l’insurpassable roue de la vérité qui ne peut être arrêtée par aucun ascète ou brahmane ou dieu, Māra, Brahmā, ni par aucune autre personne ,dans le monde. »

18.6 Ayant entendu le cri des deva Nimmāṇa,rati, les deva Para,nimmita,vasavatti [qui se réjouissent de la création des autres] firent entendre leur voix, ainsi:
« Dans le Parc des daims à Isipatana près de Bénarès, le Bienheureux a mis en mouvement l’insurpassable roue de la vérité qui ne peut être arrêtée par aucun ascète ou brahmane ou dieu, Māra, Brahmā, ni par aucune autre personne ,dans le monde. »
18.7 Having heard the cry of the Paranimmita,vasavatti devas, the devas of Brahmā’s host let their voice be heard, thus: 200
18.7 Ayant entendu le cri des deva Paranimmita,vasavatti, les deva de l’hôte de Brahmā firent entendre leur voix, ainsi: 200[/quote]

....................
Notes
....................

197 This whole section on the devas’ exultation [§§17-19] is prob a later addition, as the Sutta still stands without it, ending at §15 (with the traditional ending marker). On the first discourse as a probable reconstruction, see Notion of diṭṭhi, SD 40a.1 (2.2).
198 “Let their voice be heard,” saddaṁ anussāvesuṁ. Anusāvessumi is aor of anussāveti, “to cause to be heard, proclaim.” The meaning is that they exulted, shouted in joy.
199 “Cannot be stopped,” appaṭivattiyaṁ, lit, “not to be turned backwards,” ie irreversible.
200 It is interesting and important to note that the list of exulting devas stops here with the Brahmās of the 1st dhyana. The reason for this is that, as there is still some level of mentation here—by way of initial and sustained applica- tions (vitakka,vicāra)—these Brahmās are still in contact with the sense-world. In the realms beyond the 1st dhyana, thought-process as we know it ceases completely so that these beings enjoy the glory of their meditative state as pure light or profound peace for as long as their karma fuels it. See Bhava Ss 1-2 (A 3.76-77), SD 23.13 (3).


197 Cette section entière à propos de l’exultation des deva [§§17-19] est probablement un ajout tardif, comme le Sutta en est toujours resté dépourvu, s’achevant sur le chapitre §15 (avec le marqueur traditionnel de fin). A propos du premier discours comme une probable reconstruction, voir La notion de diṭṭhi, SD 40a.1 (2.2).
198 “Puissent leurs voix être entendues,” saddaṁ anussāvesuṁ. Anusāvessumi est aor de anussāveti, “faire entendre, proclamer.” La signification est qu’ils exultaient, criaient de joie.
199 “Ne peut être stoppé,” appaṭivattiyaṁ, littéralement, « ne pouvant revenir en arrière (ne pouvant être tourné vers l’arrière) » ,” ie irréversible.
200 Il est intéressant et important de noter que cette liste de deva exultant se termine ici avec les Brahmās du 1er dhyana. La raison à cela, comme il y a toujours un certain niveau d’activité mentale ici—par le biais d’une application initiale et soutenue (vitakka,vicāra)—ces Brahmās sont toujours en contact avec le monde des sens. Dans le royaume au delà du 1er dhyana, le processus de la pensée comme nous le savons cesse complètement, afin que ces êtres apprécient la gloire de leur état méditatif, lequel, tel un état de pure lumière ou de profonde paix, dure aussi longtemps que leur karma l’alimente. Voir Bhava Ss 1-2 (A 3.76-77), SD 23.13 (3).
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tirru...
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Bonsoir Axiste,

Merci pour tes efforts durant ma courte absence. J'ai fait une relecture des posts traductions datant du 12 janvier et il y a certains mots qui n'ont pas été traduit. Les notes de 166, 170 n'ont pas été publiées en anglais. Je remarque au passage les différences de traductions très intéressantes sur l'éveil suprême et qui montre une fois de plus la nécessité de s'appuyer sur les textes pali et un bon dictionnaire pour dégager le sens profond et polysémique de chaque mots. On croit souvent que c'est mission impossible mais en réalité cela ouvre de nouveaux horizons de compréhension. Je reprend ton passage sur l'éveil suprême et aimerait bien connaitre la source de la seconde traduction :
L'éveil suprême

13 [Mv 1.6.27] Moines, tant que ma connaissance et vision des 4 vérités, telles qu’elles sont réellement avec leur 3 formes et 12 aspects, ne m’apparurent pas de cette façon clarifiées et limpides, [423] je ne proclamais pas avoir atteint l’état inégalé de suprême éveil en ce monde avec ses dieux, son Māra et son Brahmā, tous ses ascètes et prêtres, ses souverains 192 et peuples.

Ou alors bien mieux, comme dans la traduction déjà existante...(mais c’était intéressant de tenter de traduire...):

Moines, tant que cette révélation et cette connaissance des 4 nobles vérités sous leurs 3 formes et dans leurs douze aspects ne fut pas clarifiée en moi et dans toute sa pureté [423], je n’ai pas proclamé avoir atteint l’Eveil par moi même, m’etre éveillé à la suprême connaissance inégalée en ce monde avec ses dieux, ses Māra et ses Brahmā, ses ascètes et ses prêtres, ses souverains 192 et ses peuples.
En y ajoutant une troisième traduction pour corser le tout, issue d'un livre par l'auteur, "Le premier enseignement du Bouddha" de Dhamma Rewata :

X.X.I. Aussi longtemps, ô moines, que ma vision de la vraie connaissance n'a pas été entièrement claire dans ces trois aspects et ces douze fonctions concernant les Quatre Nobles Vérités, je n'ai pas prétendu réalisé l'illumination parfaite, qui est suprême dans ce monde avec ces devas, ces maras et ces brahmas, dans ce monde avec ces ermites et ces brahmanas, avec ces princes et ces hommes"
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axiste
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Coucou Tirru,
Merci pour ta réponse, je réponds à la tienne...la traduction (en vert) est copiée à partir de la page suivante: http://portail-dhamma.com/dhammacakkappavattana-sutta
La traduction de Dhamma Rewata me plaît beaucoup.
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axiste
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J'ai fait une relecture des posts traductions datant du 12 janvier et il y a certains mots qui n'ont pas été traduit. Les notes de 166, 170 n'ont pas été publiées en anglais
Je vais remettre les notes en anglais suite à cette disparition loveeeee
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tirru...
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Merci Axiste loveeeee ..........................p34(60)..........................
“In the Deer Grove at Isipatana near Benares, the Blessed One has set in motion the unsurpassed wheel of truth [424] that cannot be stopped by any recluse or brahmin or deva or Māra or Brahmā or by anyone in the world.”
19 [Mv 1.6.31] Thus, at that very moment, that very second,201 in that very instant, the cry spread as far as the Brahmā world, and this ten thousandfold world system shook, quaked and trembled, and a boundless glorious radiance appeared in the world surpassing the divine majesty of the devas.202

Annā Kondanna

20 Then, the Blessed One uttered this Udāna [inspired utterance]: “Aññasi vata bho Koṇḍañña!
Master Kondanna has indeed understood!”
In this way, the venerable Kondanna received the name “Annā 203 Kondanna” [Kondannaa who has
understood].204
Dans le parc aux Daims, à Isipatana, près de Bénarès, le Béni du Ciel a mis en mouvement l’insurpassable roue de la vérité [424] qui ne peut être arrêtée par aucun samana, brahmane, deva, Māra ou Brahmā, ni par quiconque dans le monde."
19 [Mv 1.6.31] Ainsi, à ce moment-là, à la seconde même, 201 à cet instant précis, l’exclamation se propagea jusqu'au monde de Brahmā, et l’ensemble des dix mille mondes trembla, frémit et un rayonnement glorieux sans limites est apparu dans le monde surpassant la majesté divine des devas.

Aññā Koṇḍañña

20 Ensuite, le Bienheureux prononça cet Udāna [paroles inspirées]: «Aññasi vata bho Koṇḍañña ! Maître Koṇḍañña a bien compris!
De cette façon, le vénérable Koṇḍañña reçut le nom «Aññā 203 Koṇḍañña» [Koṇḍañña qui a compris]. 204
— evaṁ — SD 1.1(9)

Pañca,vaggiya Pabbajjā
The going-forth of the group of 5 monks
Theme: The first arhats and the formation of the noble sangha
Pabbajjā Kathā, The talk of going-forth, Mv 1.6.32-37 (V 1:12 f)

Comments
9.1 The Buddha’s first Dharma discourse, given to the group of 5 monks, ends with a report of
Koṇḍañña’s consequent attaining of streamwinning. The Mahāvagga (“great chapter”), which preserves the same materials, continues where the Dhamma,cakka Pavattana Sutta ends. The Mahāvagga is the first of the two chapters of the Khandhaka, the section of the Vinaya recounts the details of the early years of the Buddha’s ministry.
9.2 The following account—provisionally entitled Pañca,vaggiya Pabbajjā (“the going-forth of the group of 5 monks”)—is a narrative of their attaining the Dharma-eye (here, meaning “streamwinning”].
— evaṁ — Pañca,vaggiya Pabbajjā
L’ordination du groupe des 5 moines
Thème: Les premiers arhats et la formation de la noble sangha
Pabbajjā Kathā, Le discours de l’ordination, Mv 1.6.32-37 (V 1:12 f)


Commentaires

9.1 Le premier discours du Bouddha sur le Dharma, donné au groupe de 5 moines, se termine par un rapport sur les
conséquences de l’entrée dans le courant de Koṇḍañña. Le Mahāvagga («grand groupe (de textes)»), qui conserve les mêmes matériaux, continue là où se termine le Dhamma, cakka Pavattana Sutta. Le Mahāvagga est le premier des deux chapitres du Khandhaka. La section du Vinaya raconte les détails des premières années du ministère du Bouddha.

9.2 Le récit suivant - provisoirement intitulé Pañca, vaggiya Pabbajjā («l’ordination du groupe de 5 moines») - est un récit de leur réalisation de l’oeil du Dharma (ici, qui signifie «entrée dans le courant»).


-------------------------------------------------
201 Tena khaṇena tena layena tena muhuttena. Ce Se Ke omit tena layena. See SD 17.2b (1.1.1.1).
202 Itiha tena khaṇena tena layena tena muhuttena yāva brahma,lokā saddo abbhuggacchi. Ayañ ca dasa.sahassi,- loka.dhātu saṅkampi sampakampi sampavedhi, appamāṇo ca uḷāro obhāso loke pāturahosi atikkamma devānaṁ devânubhāvan ti.
203 In the earliest sense, aññā simply means “knowledge,” evidently here it refers to “final knowledge” (Jayatille- ke 1963:432) since it has brought Koṇḍañña his final liberation. On this account, Aññā (or Aññāta) Koṇḍañña is de- clared by the Buddha to be the “longest-standing” (rattaññū) of the monks (A 1:23). On the origin of his sobriquet & surname: Aññā or Aññāta Koṇḍañña, see V 1:12,18 = S 5:424,10; S 1:193,31 f. It is possible that aññata is the hon- orific or nickname he received as the first to awaken after the Buddha, while añña is his personal name; see A:W 2:16 n2. On Aññāsi Koṇḍañña, cf V 1:12,17) = A 1:23,17 (cf AA 1:136-148); J 1:82,11; U 77,1 (Aññāta Koṇḍañña; UA); MA 2:37,19; DhA I 97,1; ThīA 3,8 (~-pamukhā aṭṭhārasa brahma,koṭiyo); DhA 1:87,1 (do); UA 371; DhsA 35,21 (do). Author of Tha 673-688 (Tha:RD 284-287); Ap 1.48,24-50,5. Cf M 2:43, 3:29; S 1:24.
204 Here Kondañña becomes a streamwinner. Later, he, along with the other 4 monks, attains arhathood: see Anatta Lakkhaṇa S (S 22.59,24/3:68), SD 1.2. Having become a streamwinner, he then requests for the going-forth (pabbajjā) and the ordination (upasampadā). The Buddha admits him with the words: “Come, O bhikshu! Well-pro- claimed is the Dharma of the Blessed One; live the holy life for making a complete end of suffering (ehi bhikkhu, svākkhāto bhagavato dhammo, cara brahma,cariyam sammā dukkhassa anta,kiriyāya)” (V 1:12). This is Koṇḍañña’s ordination and the earliest form of ordination conferred by the Buddha. After further instruction, Vappa and Bhaddiya attain the first-stage sainthood (streamwinning) and are admitted as monks; and, in due course (on the same day, according to the Vinaya), Mahānāma and Assaji, too, become streamwinners and are ordained. (V 1: 11 f; J 1:82; DA 1:2; AA 1:100; Lalv 540 (416) f; Mvst 3: 330 f). See Intro (1).
201 Tena khaṇena tena layena tena muhuttena. Ce Se Ke omet Tena Layena. Voir la SD 17.2b (1.1.1.1).
202 Itiha tena khaṇena tena layena tena muhuttena yāva brahma, lokā saddo abbhuggacchi. Ayañ ca dasa.sahassi, - loka.dhātu saṅkampi sampakampi sampavedhi, appamāṇo ca uḷāro obhāso loke pāturahosi atikkamma devānaṁ devânnubhāvan ti.
203 Au sens premier, aññā signifie simplement “connaissance”, ici, il est évident qu'il s'agit d'une “connaissance finale” (Jayatilleke, 1963: 432) puisqu'elle a apporté à Koṇḍañña sa libération finale. A ce propos,Aññā (ou Aññāta) Koṇḍañña est décrit par le Bouddha comme le «plus ancien» (rattaññū) des moines (A 1:23). Sur l'origine de son sobriquet et de son nom de famille: Aññā ou Aññāta Koṇḍañña, voir V 1: 12,18 = S 5: 424,10; S 1: 193, 31 f. Il est possible que aññata soit le nom d'honneur ou le surnom qu'il a reçu car il est premier à s’éveiller après le Bouddha, alors que añña est son nom personnel; voir A: W 2:16 n2. Sur Aññāsi Koñañña, cf. V 1: 12,17) = A 1: 23,17 (cf. AA 1: 136-148); J 1: 82,11; U 77,1 (Aññāta Koṇḍañña; UA); MA 2: 37,19; DhA I 97,1; Thi A 3,8 (~ -pamukhā aṭṭhārasa brahma, koṭiyo); DhA 1: 87,1 (do); 371 UC; DhsA 35,21 (faire). Auteur de 673-688 (Tha: RD 284-287); Ap 1,48,24-50,5. Cf M 2:43, 3:29; S 1:24.
204Ici, Kondañña devient celui qui est « entré dans le courant ». Plus tard, avec les 4 autres moines, il atteint l’état d’arhat : voir Anatta Lakkhaṇa S (S 22.59,24 / 3: 68), SD 1.2. Etant entré dans le courant, il demande ensuite de sortir du monde (pabbajjā) et l'ordination (upasampadā). Le Bouddha l'admet avec ces mots : «Viens, bhikkhu ! Le Dharma du Béni est bien proclamé; vis la vie sainte pour mettre fin complètement à la souffrance (ehi bhikkhu, svākkhāto bhagavato dhammo, cara brahma, cariyam sammā dukkhassa anta, kiriyāya) »(V 1, 12). C’est l’ordination de Koñañña et c’est la première forme d’ordination conférée par le Bouddha. Après des instructions supplémentaires, Vappa et Bhaddiya atteignent la sainteté de première étape (entrée dans le courant) et sont admis comme moines ; et le moment venu (le même jour, selon le Vinaya), Mahānāma et Assaji sont également vainqueurs, entrent dans le courant et sont ordonnés. (V 1: 11 f; J 1,82; DA 1: 2; AA 1: 100; Lalv 540 (416) f; Mvst 3: 330 f). Voir Intro (1).
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........................P35 (61).....................

S 5.12.2.1 Saṁyutta 5, Mahā Vagga 12, Sacca Saṁyutta 2, Dhammacakkappavattana Vagga 1


205 Interestingly, this account (which is strictly not a sutta) has no actual teachings by the Buddha, except for generally mentioning that the Buddha “exhorted, instructed” (ovādi anusāsi) [§§33, 35, 36].
Clearly this refers to miscellaneous teachings, especially those related to clarifying or elaborating on the first sermon. In fact, immediately after this account, a more sustained teaching follows (Mv 1.6.38-48). We know this teaching famously as the Anatta Lakkhaṇa Sutta (S 22.59),206 which closes with the 5 monks becoming (along with the Buddha), the first arhats in the world.207
205 Il est intéressant de noter que ce récit (qui n’est absolument pas un sutta) ne contient pas de véritables enseignements du Bouddha, sauf quand il mentionne plusieurs fois que le Bouddha “les exhorte, les instruit” (ovādi anusāsi) [§§33, 35, 36].
Il s’agit ici clairement de la référence à divers enseignements et en particulier ceux liés à la clarification ou à l’approfondissement du premier sermon. En fait, immédiatement après ce récit, un enseignement plus conséquent suit (Mv 1.6.38-48). Nous le connaissons sous le nom très connu d’Anatta Lakkhaṇa Sutta (S 22.59),206 qui se termine avec les 5 moines, lesquels deviennent ( avec le Bouddha) les premiers arahants au monde.207
9.3 This narrative, being a part of the Vinaya, is clearly a late canonical work. It must have been put together, like the rest of the Vinaya, as a sort of after-thought. While the Vinaya was compiled as a record and guide to monastic discipline for a time when the Buddha is no more living, accounts such as the first two discourses of the Buddha and their attendant events were put together so that the Buddhist community —including we today who are reading this—have a complete, or at least, a good idea, of the early teachings of the Buddha and record of his public ministry.
Ce récit, faisant partie du Vinaya, est clairement une œuvre canonique tardive. Il a du être constitué, comme le reste du Vinaya, comme une sorte de réflexion ultérieure. Alors que le Vinaya a été composé comme un registre et un guide de discipline monastique à une époque où le Bouddha ne vivait plus, les récits tels que les deux premiers discours du Bouddha et les événements qui les ont accompagnés, ont été rassemblés pour que la communauté bouddhiste - y compris nous qui lisons ceci - ait une complète ou tout au moins une bonne idée des premiers enseignements du Bouddha et un registre sur son ministère public.


———
The Going-forth of the Group of 5 Monks
Mv 1.6.32-37
Le renoncement du Groupe des 5 moines
Mv 1.6.32-37
Koṇḍañña’s renunciation

[Mv 1.6.32] Then, the venerable Añña Koṇḍañña,
having seen dharma,208 attained dharma, understood dharma, plunged into dharma,209 having crossed over doubt, having cleared away uncertainty, having won moral courage,
independent of others, in the Teacher’s Teaching,210 said this to the Blessed One:
“May I, bhante, receive the going-forth 211 in the Blessed One’s presence, may I receive ordination? 212



Le renoncement de Koṇḍañña’s

[Mv 1.6.32] Alors le vénérable Añña Koṇḍañña,
ayant perçu le dharma,208 atteint le dharma, compris le dharma, s’étant immergé dans le dharma,209 ayant traversé le doute, dissipé l’incertitude, gagné le courage moral, ne dépendant plus des autres, entouré par les Enseignements de l’Enseignant,210 dit au Bienheureux:
“Puissé-je bhante, recevoir l’état de renonçant 211 en présence du Bienheureux 212 puissé-je recevoir l’ordination.”

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Notes
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205 On the Dharma-eye (dhamma,cakkhu), see SD 49/8b (7.5).
206 S 22.59/3:66-68  Mv 1.6.38-47 (V 1:13 f), SD 1.2.
207 That is, in our epoch of this world-cycle (kappa), on which, see SD 2.19 (9) & SD 49.8 (15.2).
208 “Dharma” (dhamma) here refers to the 4 noble truths (catu,sacca,dhamma). Having seen the truth for himself,
he cuts off the fetter of doubt and now has “the noble and liberating view that accordingly leads the practitioner to the complete destruction of suffering” (yā’yaṁ diṭṭhi ariyā Niyyānika Niyyāti tak,karassa sammā,dukkha-k,khayaya, Kosambiya S, M 48,7/1:322), SD 64.1.
209 These 4 phrases—diṭṭha,dhammo patta,dhammo vidita,dhamma pariyogāḷha,dhammo—says BA, refer to the “4-truth dharma” (catu,sacca,dhamma) (BA 13 f, 16), ie, suffering is “seen” (diṭṭha), its arising (craving) is “under- stood” (vidita), the path is attained (patta), its ending (nirvana) is plunged into (pariyogāḷha).” For this collation to work, the middle two phrases need to be switched around.
210 This para thus far: Atha kho āyasmā aññāta,koṇḍañño diṭṭha,dhammo patta,dhammo vidita,dhammo pariyo- gāḷha,dhammo tiṇṇa,vicikiccho vigata,katham,katho vesārajja-p,patto apara-p,paccayo satthu,sāsane is stock: Mv 1.6.32-37 (V 1:12) (streamwinning of Koṇḍañña, Vappa & Bhaddiya), Mv 1.6.36 (V 1:13) (streamwinning of Mahā- nāma & Assaji); Yasa’s father (Mv 1.7.10 @ V 1:16,26), SD 11.2(7); Ambaṭṭha S (D 3,2.21-22/1:110); Kūṭa,danta S (D 5,29/1:149); Cūḷa Saccaka S (M 35,24/1:234, 26/1:235); Upāli S (M 18/1:380); Mahā Vaccha,gotta S (M 73,10/1:491); Dīgha,nakha S (M 74,15/1:501); Brahmāyu S (M 91,36/2:145); “a fortunate group of 20 friends,” Tiṁsa Bhikkhu S (S 15.13,5), SD 48.3; Sīha S (A 8.12,9/4:186); Ugga S 1 (A 8.21/4:209); Ugga S 2 (A 8.22/4:- 214); Kuṭṭhi S (U 5.3/49).
211 Pabbajjā. At this early stage, this simply means “acceptance” into the noble sangha (ariya,saṅgha), as the candidate is qualified, as a streamwinner, etc. Only later, when the admission is institutionalized, esp for new converts, who “go forth” (pabbajjā), ie, the initial going forth from home into homelessness, and also admission as a novice (sāmaṇera).
212 Upasampadā, admission as a monk (bhikkhu). At this early stage, the upasampadā is obviously unknown, and is here mentioned after the fact by the Vinaya compilers. Here, the qualified candidates (at least streamwinners) are admitted by a simple but full recognition, “Come!” (sg ehi or pl etha).
205 À propos de l’oeil du Dharma (dhamma,cakkhu), voir SD 49/8b (7.5).
206 S 22.59/3:66-68  Mv 1.6.38-47 (V 1:13 f), SD 1.2.
207 C’est à dire, dans notre époque de ce cycle du monde (kappa), à propos duquel, voir SD 2.19 (9) & SD 49.8 (15.2).
208 “Dharma” (dhamma) ici se réfère aux 4 nobles vérités. (catu,sacca,dhamma). Ayant vu la vérité par lui même, il coupe l’entrave du doute et maintenant il obtient “la vue noble et libératrice qui conduit le pratiquant à la complète éradication de la souffrance ” (yā’yaṁ diṭṭhi ariyā Niyyānika Niyyāti tak,karassa sammā,dukkha-k,khayaya, Kosambiya S, M 48,7/1:322), SD 64.1.
209 Ces 4 phrases—diṭṭha,dhammo patta,dhammo vidita,dhamma pariyogāḷha,dhammo—dit BA, se réfèrent aux “4-vérités du dharma” (catu,sacca,dhamma) (BA 13 f, 16), ie, la souffrance a été “vue” (diṭṭha), son apparition (desir ardent) est“comprise” (vidita), le chemin est atteint (patta),la cessation de la souffrance est réalisée (nirvana) (pariyogāḷha).” Pour que ceci fonctionne les deux phrases du milieu doivent être permutées.
210 Jusqu’à présent: Atha kho āyasmā aññāta,koṇḍañño diṭṭha,dhammo patta,dhammo vidita,dhammo pariyo- gāḷha,dhammo tiṇṇa,vicikiccho vigata,katham,katho vesārajja-p,patto apara-p,paccayo satthu,sāsane is stock ? Is stocked?: Mv 1.6.32-37 (V 1:12) ( entrée dans le courant de Koṇḍañña, Vappa & Bhaddiya), Mv 1.6.36 (V 1:13) (entrée dans le courant de Mahā- nāma & Assaji); Yasa’s father (Mv 1.7.10 @ V 1:16,26), SD 11.2(7); Ambaṭṭha S (D 3,2.21-22/1:110); Kūṭa,danta S (D 5,29/1:149); Cūḷa Saccaka S (M 35,24/1:234, 26/1:235); Upāli S (M 18/1:380); Mahā Vaccha,gotta S (M 73,10/1:491); Dīgha,nakha S (M 74,15/1:501); Brahmāyu S (M 91,36/2:145); “un groupe privilégié de 20 amis ,” Tiṁsa Bhikkhu S (S 15.13,5), SD 48.3; Sīha S (A 8.12,9/4:186); Ugga S 1 (A 8.21/4:209); Ugga S 2 (A 8.22/4:- 214); Kuṭṭhi S (U 5.3/49).
211 Pabbajjā. A ce stade précoce, cela veut simplement dire « acceptation » dans le noble sangha (ariya,saṅgha), comme le candidat est qualifié, comme entrant dans le courant, etc. Ce n’est que plus tard, quand l’admission est institutionnalisée, plus particulièrement cela concerne les nouveaux convertis, qui « vont de l’avant « the admission is institutionalized, esp for new converts, who “go forth” (pabbajjā), ie, c’est à dire qu’ils deviennent renonçants en passant de l’état avec domicile à sans domicile, et aussi, ils sont admis comme débutant (sāmaṇera).
212 Upasampadā, admission en tant que moine (bhikkhu). A ce stade précoce, le upasampadā est évidemment inconnu, et est ici mentionné après coup par les compilateurs du Vinaya. Ici, les candidats qualifiés (qui sont au moins entrés dans le courant) sont admis par reconnaissance simple et totale, “Viens!” (sg ehi or pl etha).
Cinq clefs pour la parole correcte :
- dire au bon moment, prononcer en vérité, de façon affectueuse, bénéfique et dans un esprit de bonne volonté."
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axiste
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Je n’ai pas trouvé la lettre m avec un point au dessus...comme dans la note 208
J’ai cherché l’alphabet pali et je n’ai pas vu ce son

http://dhammadana.org/pali/index.htm

Pourtant il apparaît dans cette note et aussi dans la note 210

Mystère donc

Je laisse le m sans ses habits, faute de mieux... Butterfly_tenryu
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