Comment pratiquer le Nembutsu ?

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davi
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La guerre des fois n'aura pas lieu... :D
S'indigner, s'irriter, perdre patience, se mettre en colère, oui, dans certains cas ce serait mérité. Mais ce qui serait encore plus mérité, ce serait d'entrer en compassion.
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tirru...
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La foi rationnelle est celle qui se produit par l'examen critique et la vérification personnelle qui est de toute évidence en contradiction avec la foi dite sans racines ou foi qu'on a par tradition et qui est similaire à la foi au Nembutsu. A titre d'exemple tu dis :
Florent a écrit :la méthode de délivrance que je prêche ne consiste ni dans la méditation telle qu'elle est pratiquée par de nombreux savant de Chine et du Japon ni dans l'invocation adressée au Bouddha après avoir maîtrisé l'étude et le sens de cette pensée, mais simplement dans la conviction que si l'on prononce le nembutsu dans le but d'aller naître dans la Terre Pure , on est certain d'y aller naître, rien de plus. Les trois états d'esprit et les quatre exercices sont contenus dans la conviction que l'on naîtra dans la Terre Pure par la commémoration du Bouddha Amida.
Je ne comprends pas ! comment une simple conviction permet t'elle de renaitre dans la Terre Pure ? par quelle mécanisme ?
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davi
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Dans le bouddhisme tibétain, quand on meurt, on passe par un état intermédiaire (le bardo). Dans ce bardo les bouddhas apparaissent sous la forme de cinq sagesses, les unes après les autres. C'est à ces différents moments, entre autres, que la libération est possible, si l'on reconnaît que ce qui apparaît sont en fait des sagesses lesquelles font parties de notre véritable nature. S'il n'y a pas de reconnaissances, l'esprit poursuit son chemin et c'est un autre bardo, celui de la renaissance. En gros. Donc, peut-être qu'avec l'entraînement de s'en remettre à Bouddha Amitabha dans sa vie présente, une reconnaissance se fait quand celui-ci apparaît dans le bardo intermédiaire.
S'indigner, s'irriter, perdre patience, se mettre en colère, oui, dans certains cas ce serait mérité. Mais ce qui serait encore plus mérité, ce serait d'entrer en compassion.
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ted

Florent a écrit :
21 décembre 2017, 15:22
- Je me considère comme bouddhiste.
Se considérer comme bouddhiste, c'est adhérer aux quatre sceaux. Ou alors, on n'est qu'un sympathisant qui apprécie certains aspects du bouddhisme.

Or, les quatre sceaux disent :

- tous les phénomènes composés sont impermanents
- que tous les phénomènes composés sont souffrance
- que tous les phénomènes (composés ou non) sont sans soi
- que seul le nirvana est paix

Ce qui est une forme concentré des quatre nobles vérités.

Or, dans un autre fil, tu contestes que les quatre nobles vérités du Bouddha soient la réponse à Dukkha.

Comment peux-tu te réclamer d'un enseignement tout en rejetant ce même enseignement ? :)
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tirru...
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Oui, il y a un vrai malentendu là qui mérite des éclaircissements ! Comme celui d'outrepasser la connaissance Panna pour accèder à la Terre Pure ?!
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davi
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Tu as vu ma réponse sur les bardos tirru ?
S'indigner, s'irriter, perdre patience, se mettre en colère, oui, dans certains cas ce serait mérité. Mais ce qui serait encore plus mérité, ce serait d'entrer en compassion.
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tirru...
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davi a écrit :
21 décembre 2017, 15:56
Tu as vu ma réponse sur les bardos tirru ?
Oui Davi, y crois-tu ? Quel crédit accordes-tu au Bardo ? Quelqu'un est revenu pour en parler ?

Il y a un film qui évoque le Bardo
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ted

davi a écrit :
21 décembre 2017, 15:47
Dans le bouddhisme tibétain, quand on meurt, on passe par un état intermédiaire (le bardo). Dans ce bardo les bouddhas apparaissent sous la forme de cinq sagesses, les unes après les autres. C'est à ces différents moments, entre autres, que la libération est possible, si l'on reconnaît que ce qui apparaît sont en fait des sagesses lesquelles font parties de notre véritable nature. S'il n'y a pas de reconnaissances, l'esprit poursuit son chemin et c'est un autre bardo, celui de la renaissance. En gros. Donc, peut-être qu'avec l'entraînement de s'en remettre à Bouddha Amitabha dans sa vie présente, une reconnaissance se fait quand celui-ci apparaît dans le bardo intermédiaire.
Je crois que le Nembutsu s'adresse à des bouddhistes très pratiquants et qu'il fonctionne à la manière des visualisations du Vajrayana. C'est à dire, pas une croyance, mais une technique particulière pour focaliser la conscience et l'énergie dans une Vue précise.


D'ailleurs, les 3 coeurs cités par Florent dans son premier message le précisent bien :
  • nous commémorons et contemplons exclusivement ce Bouddha.
    Qui sous entend que le pratiquant a d'autres pratiques bouddhiques qui deviennent secondaires.
  • D'une manière générale, la production de ce triple karma doit nécessairement être vraie.
    S'il y a génération de causes favorables c'est qu'on est bien dans une démarche de type Vue, Chemin et Fruit. Autrement dit, il faut déjà être bouddhiste pour considérer que le Bouddha Amida est digne de confiance et ensuite se concentrer pour produire le triple karma bénéfique.
  • comprendre que nous sommes des êtres ordinaires bardés de passions, que nos racines de bien sont maigres et petites, et que nous transmigrons dans le triple monde, sans sortir de cette maison enflammée
    C'est un énorme travail de comprendre cela. Sans les enseignements de Shakyamuni, impossible d'y arriver.
    Donc, il ne suffit pas de réciter mécaniquement une formule.
    Il s'agit de juste réciter une formule qui va fonctionner à condition d'avoir été auparavant un bouddhiste qui a accumulé compréhension du samsara et contemplation d"Amitabha !
  • orienter toutes les racines de bien cultivées par nous mêmes et les autres en la vie présente comme dans le passé, et à les transférer ensemble par le voeu de naître en ce royaume ( soit la Terre Pure du Bonheur Paisible (Anraku) et de la félicité suprême ( Gokuraku).
    Et la cerise sur le gateau qui réfute ceux qui disent que cette promesse s'adresse même aux pires criminels ! :D
    Oui, parce que même les pires criminels ont fait le bien un jour ou l'autre par le passé. Et c'est en s'appuyant sur ces actes bénéfiques passés que la puissance du voeu d'Amida pourra être réalisée.
    Encore faudra t'il prendre conscience de ces bonnes actions, les visualiser, et les orienter pour donner de la force au voeu. Ce qui est une véritable pratique bouddhique en-soi.

    C'est ce que dit le troisième coeur.
Florent ne nous explique pas tout ça.
Pour quelle raison ? Je l'ignore.
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davi
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tirru... a écrit :
21 décembre 2017, 16:12
davi a écrit :
21 décembre 2017, 15:56
Tu as vu ma réponse sur les bardos tirru ?
Oui Davi, y crois-tu ? Quel crédit accordes-tu au Bardo ? Quelqu'un est revenu pour en parler ?

Il y a un film qui évoque le Bardo
Oui tirru, "je crois" au bardo. En fait ce sont les bardos qu'il faudrait dire, car chaque moment de conscience est considéré être un bardo, avec une entrée, une durée, et une sortie. Cependant on a coutume de réduire les bardos à 6 : le bardo de la vie présente (ou de veille), du sommeil et du rêve, de la méditation, de la mort, de l'existence en soi, du devenir (ou de la renaissance). Donc tu vois, chaque soir je rentre dans un bardo lequel se termine au matin. Egalement je rentre dans un bardo quand je médite et j'en sors pour entrer dans un autre, celui de la vie de veille. Donc, ce n'est pas que j'y crois, c'est que ça se passe en ce moment même... jap_8
S'indigner, s'irriter, perdre patience, se mettre en colère, oui, dans certains cas ce serait mérité. Mais ce qui serait encore plus mérité, ce serait d'entrer en compassion.
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Zopa2
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Davi, je pense que quand Tirru te posait cette question, il faisait référence au bardo entre deux vies, et non pas aux millions d'états intermédiaires que nous traversons au cours d'une vie.
Tu l'as bien sur compris. Mais d'un point de vue " argumentatif", il serait difficile de conclure en l'existence d'un bardo entre deux vies simplement en se basant sur la réalité des autres types de bardos dont nous sommes tous les témoins et dont nous revenons.

Au passage, je dirai aussi que l'école Guélug parle en général d'un seul bardo (celui entre deux vies).

Et pour répondre à une question de Tirru, il y a dans la littérature tibétaine ou bouthanaise des récits de revenants !
Mais certains les considèrent comme du folklore local...

Pour ceux que ça intéresse, il existe une étude de ces récits, publiée en français, dans le livre suivant :

" Les Revenants de l'Au-delà dans le monde tibétain "
De Françoise POMMARET
CNRS EDITION

mais il est épuisé ...
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